Mercredi 21 octobre 2009
3
21
/10
/Oct
/2009
11:50

Jérusalem. Un attentat. Un couple brisé. Le deuil et la culpabilité du survivant et
la douleur de vivre après un drame et la perte de son amour.
Galia, qui porte les séquelles (physiques et morales) de cet attentat, perd son ami Oren et décide de retrouver le secouriste qui l'a sauvée pour comprendre, se confier, transcender sa douleur.
Traumatisée, elle a des hallucinations. Elle revoit les personnes qui étaient dans ce bus fatal, elle repense à des tranches de vie avec Oren. Ces scènes sont filmées très habilement, pas besoin
d'effets pour comprendre ce qu'elle s'imagine ou ses souvenirs.
Puis elle entre dans la carcasse du bus qui a explosé un an auparavant. Un montage en parallèle esthétisant, au ralenti, reconstitue le drame, du passé au présent. Coup de massue : ce n'est pas le
passé !
Tout à coup, de l'introspection, on passe au fantastique sans crier gare.
Et tous les flashbacks et les quelques phrases étranges qui émaillaient le film prennent sens. Le titre aussi.
Le petit film touchant et modeste devient un gros monstre scénaristique. A quand le remake par Night Shyamalan ?
Le temps a été étiré, malmené et moi aussi. Je me sens trompé, mené en bateau.
Le réalisateur a déclaré que ce renversement était intervenu tard dans l'écriture du scénario. Etait-il bien nécessaire ?
Il nuit à la beauté du film et l'enduit d'une couche de spiritualité inutile et surtout sirupeuse. Un dénouement de conte.
Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.
("7 minutes au paradis, réalisé par Omri Givon, sorti le 14 octobre 2009, 1h34)
La bande annonce :
Derniers Commentaires