Mercredi 18 novembre 2009
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Un écrin pour Robin Wright (Penn ou plus Penn ? Entre procédures de divorce et
réconciliations on ne sait plus). Une femme à l'aube de la cinquantaine qui se remémore son passé agité, s'embourbe dans son présent rangé et s'inquiète de son avenir.
Un traitement en apparence léger, malgré les drames qui émaillent le film et la vie de Pippa Lee. La réussite du film est d'éviter le mélo et de virer finalement dans la comédie.
Pippa vient de s'installer dans une banlieue de retraités avec son vieux mari, ancien éditeur (Alan Larkin, le grand-père indigne de "Little Miss Sunshine").
Le voisinage "carte vermeil" typiquement américain est angoissant à souhait et dépeint avec brio et humour.
Keanu Reeves et Wynona Ryder en adulescents tourmentés dans ce monde vieillissant sont parfaits. Pippa Lee est un lien entre ces adulescents et les retraités. Elle erre entre deux mondes, d'où son
angoisse. Va t-elle devenir prématurément une petite vieille ou s'échapper et retrouver sa jeunesse ?
Pippa Lee, en voix off et flashbacks, nous parle de sa vie. Sa mère accro aux amphétamines (la superbe Maria Bello). Une jeunesse droguée et perdue. Pippa est alors incarnée par Blake Lively,
connue pour son rôle dans le modeux "Gossip girl", transposée dans les années 80. Ne manque plus que Warhol et la Factory.
C'est frais, fin, piquant, bien rythmé et impeccablement interprété.
Rebecca Miller, fille d'Arthur, a certainement saupoudré le film de quelques bouts de sa vie.
("Les Vies privées de Pippa Lee", réalisé par Rebecca Miller, sorti 11 novembre 2009, 1h33)
La bande-annonce :
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